28/05/2009

Rencontre avec la directrice

J’essaye de contacter Brigitte, la directrice de l’Ecole Buissonnière ; mais elle ne me répond pas à mon mail exprimant ma colère et ma surprise. Je la croise dans la rue ; mais elle semble très absorbée par une multitude d’autres occupations importantes. Elle promet de me téléphoner ; ne le fait pas. Ce n’est qu’après une semaine que j’obtiens un rendez-vous lors d’une réunion de parents.

 

Elle y précise, tout d’abord, avec beaucoup d’insistance qu’elle n’a pas commandé de bilan auprès de Mme Béaba. Qui alors ? Bernadette ? Maud ?

 

Exit le sujet - ma priorité est ailleurs - je lui expose ma vision de la problématique globale:

 

  • Je commence par l’énoncé de l’historique, mettant en exergue les failles pédagogiques et structurelles. Je souligne le manque de continuité et, donc, de cohérence qui a manifestement sapé, dangereusement, la base d’apprentissage de nos bouts de choux.
  • J’insiste, ensuite, sur les retards accumulés, constatés, et jamais réellement comblés de certains élèves, qui ne peuvent qu’être générateurs de stress.
  • Et que ce stress vécu au quotidien enferme les enfants dans une spirale vicieuse, les rendant incapable d’accéder à la concentration nécessaire à l’acquisition des nouvelles matières.
  • Que, sans doute de bonne foi, certains enseignants, débordés, relèguent les problèmes rencontrés vers la remèdiation, sans plus chercher d’autres moyens palliatifs aux difficultés rencontrées par les élèves.
  • Que, sans doute de bonne foi, certain remédiateur, débordés, relèguent les problèmes rencontrés vers la logopédie, sans plus chercher à se donner d’autres moyens de pallier aux difficultés.
  • Qu’à l’évidence, ce système induit, donc, une dangereuse dilution de la responsabilité.
  • Que ce biais psychologique est humain et appelle une précise prise de conscience afin d’être contourné.
  • Que, quoiqu’on en dise, qu’on en pense et quelle que soit la rhétorique bien pensante utilisée pour en édulcorer la présentation, une remèdiation complétée par une relégation en logopédie, ou autre dérivé, stigmatise dangereusement les enfants.
  • Qu’il faut prendre conscience que cette stigmatisation écorne très gravement l’estime de soi de nos enfants et que cela est criminel.  

 

Elle esquive la gravité du sujet, s’épanchant sur les divers écueils rencontrés pour dispenser un enseignement de qualité compte tenu des contingences organisationnelles.

 

A ma remarque sur le haut pourcentage d’enfants suivis par les logopèdes dans l’école, elle me rétorque avec que cela est dû à la très haute vigilance et sensibilité de l’équipe de profs…

 

Elle conclut, sans remise en question personnelle apparente et sans s’interroger sur la pertinence de la méthode pédagogique - manifestement défaillante - qu’il serait préférable pour 'Y' d’envisager d’autres tests dans un centre multidisciplinaire, car selon le résultat obtenu, cela lui permettrait de bénéficier de quelques facilités et avantages pour présenter  les examens du CEB.

 

Je suis sans mot !

 

 

10:19 Écrit par Consulting dans Actualité, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lecture, enseignement, ecole, dyslexie |  Facebook |

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